Les métiers d’autrefois racontent une partie de notre histoire. Certains répondaient à des besoins essentiels, d’autres relevaient de pratiques ou de savoir-faire aujourd’hui oubliés. Ces activités, souvent liées à un contexte social ou technologique spécifique, témoignent d’une époque où le travail manuel occupait une place centrale. Cet article vous invite à découvrir plusieurs métiers anciens, certains insolites, d’autres totalement disparus, et pourtant si essentiels dans la vie quotidienne d’autrefois.
Le rémouleur

Jusqu’aux années 1940, ces artisans parcouraient les rues avec une charrette équipée d’une meule pour affûter couteaux, ciseaux et outils, que ce soit pour les ménages, jardiniers, agriculteurs ou commerçants comme les bouchers.
Avec le progrès et la consommation de masse, ce métier s’est éteint. De nos jours il ne reste plus qu’une poignée de ces artisans dans le territoire,
👉 Je suis, je suis… le rémouleur, un métier qui certainement aiguise votre curiosité.
La ramasseuse de sangsues

Ces femmes passaient des heures les jambes immergées dans la Seine ou d’autres rivières pour attirer les sangsues, qui se collaient à leur peau. Une fois récoltées, ces créatures étaient vendues ou louées aux hôpitaux, pharmaciens et médecins, car avant le XIXe siècle, elles étaient largement utilisées pour traiter une multitude de maux. Ce travail, payé une misère, exposait ces ramasseuses à des infections fréquentes et à de nombreux risques sanitaires.
👉 Je suis… la ramasseuse de sangsues, un métier où il fallait du sang-froid pour pouvoir réussir.
L’allumeur de réverbères

Ces professionnels parcouraient la ville chaque soir pour allumer les réverbères à l’huile ou au gaz, illuminant les rues à la tombée de la nuit. Au lever du jour, ils faisaient le chemin inverse pour les éteindre. Avec l’invention de l’ampoule électrique en 1889, leur rôle a disparu progressivement, remplacé par des systèmes automatiques.
👉Je suis… l’allumeur de réverbères bien sûr, un métier qui donnait l’occasion de briller en toutes circonstances!
Le bûcheron

Je suis un métier qui a bien évolué, qui était essentiel avant l’arrivée de la houille et du gaz :
Ces hommes exploitaient la forêt, une ressource clé pour alimenter foyers et industries. Ils travaillaient dans des « coupes », parfois si éloignées qu’ils vivaient sur place dans des huttes rudimentaires pendant tout l’hiver. Armés de haches et de scies passe-partout, ils débroussaillaient, abattaient les arbres, et en mai, écorçaient les troncs pour fournir bois de chauffage, bois d’œuvre et matériaux pour le tannage.
👉 Je suis… le bûcheron, on peut dire qu’il abattait beaucoup de « bouleaux », enfin les arbres, vous voyez quoi!
Le scieur de long

Avant la mécanisation, ces artisans étaient indispensables pour produire des planches.
En haut, perché sur une « chèvre », le chevrier remontait la scie, souvent plié en deux, au risque d’avoir des douleurs aux reins.
En bas, le renardier tirait la scie pour couper le bois, recevant sans arrêt de la sciure dans les yeux.
👉 Je suis, je suis… le scieur de long, un métier d’où viendrait l’expression « tirer le diable par la queue ».
Le chiffonnier

Ces hommes parcouraient la campagne ou les zones urbaines à pied, achetant des objets ou matériaux usés tels que tissus, guenilles, papier et cordes pour les revendre à des entreprises de transformation. On appelait aussi ces récupérateurs « biffins » en argot.
Métier difficile et solitaire, ceux qui l’exerçaient étaient parfois considérés comme des personnages inquiétants.
👉 Je suis… le chiffonnier. Ne vous chiffonnez pas si vous n’avez pas trouvé.
Le détecteur acoustique d’avions

Avant l’invention des radars dans les années 40, la détection des avions ennemis reposait sur la localisation acoustique. Ces militaires utilisaient de gigantesques dispositifs en forme de cornet ou portaient des « satellites » sur chaque oreille pour amplifier les sons. Leur mission était de repérer les vibrations des moteurs d’avion, d’en déduire la direction, et d’alerter les troupes en cas de menace. Avec l’arrivée du radar, ce métier est devenu obsolète.
👉 Je suis … le détecteur acoustique d’avion, il fallait quand même assumer le côté un peu Dumbo!
La marchande d’arlequins

Rien à voir avec le carnaval, mais plutôt avec l’ancêtre des restos du cœur. Ces femmes récupéraient les restes des repas des familles bourgeoises et des grands restaurants pour préparer des plats qu’elles revendaient à prix modique aux plus démunis. C’était une façon astucieuse de lutter contre la misère.
👉 Je suis… la marchande d’arlequins, une professionnelle qui ne restait jamais en restes.
Le décrotteur

Avant les automobiles, les calèches, fiacres ou diligences étaient le moyen de transport courant, et qui dit calèche dit chevaux, et qui dit chevaux dit…enfin vous voyez. Les piétons n’étaient pas ravis de marcher dedans.
Ces artisans ambulants nettoyaient les souliers et les vêtements des passants. On les trouvait souvent près des carrefours, des ponts ou dans d’autres lieux de passage avec leurs boîtes et leurs outils.
👉 Je suis… le décrotteur, un métier qui portait bonheur quand on mettait le pied dedans
Le porteur d’eau

Avant l’arrivée de l’eau courante, il ne suffisait pas de tourner un robinet pour obtenir de l’eau. Il fallait aller chercher ce précieux liquide chaque jour. Les familles qui le pouvaient s’offraient les services de ces professionnels, qui transportaient de lourdes charges pour approvisionner les maisons en eau.
👉 Je suis… le porteur d’eau! Qui devait en perdre beaucoup quand il trainait son chargement!
La marchande de plaisirs

Au XIXe siècle, ces professionnelles vendaient des pâtisseries croquantes appelées “oublies”, des gâteaux minces comme du papier, souvent en forme d’entonnoir coupé en deux. Le soir, on pouvait entendre leur cri : “Voilà l’plaisir, mesdames, voilà l’plaisir !”.
👉 Je suis… la marchande de plaisir, et rien à voir avec les plaisirs de la chair! Bande de coquins !
La lavandière

À l’époque romaine, le lavage du linge était confié aux foulonniers qui utilisaient de l’urine pour détacher les vêtements (charmant, n’est-ce pas ?). Au XIXe siècle, cette tâche reposait sur des femmes qui se rendaient au lavoir ou à la rivière armée d’un battoir pour laver le linge avec du savon. Pas de machine à laver pour leur faciliter la vie à l’époque, tout se faisait à la force des bras.
👉 Je suis, je suis… la lavandière, ou la blanchisseuse, à force de battre le linge, c’était souvent elle qui en ressortait lessivée…
Le laitier

Jusque dans les années 60, ces professionnels parcouraient chaque jour les villes et villages pour livrer du lait et récupérer les bouteilles consignées de la veille. Avant l’arrivée des réfrigérateurs modernes et de la pasteurisation, le lait se consommait frais rapidement après la traite. Une image charmante… mais disparue avec le temps.
👉 Je suis… le laitier, la crème de la crème des métiers d’autrefois
Le rhabilleur de meules

À l’époque où les moulins à vent tournaient sans relâche, les meules s’usaient vite et perdaient leur efficacité. Ces artisans étaient chargés de retailler les meules pour qu’elles retrouvent leur mordant et produisent une farine de qualité optimale. Un travail minutieux qui influençait directement le rendement !
👉 Je suis… le rhabilleur de meules ! Pour les moulins qui ne trouvaient pas rond, donc.
Le poinçonneur

Avant les composteurs automatiques, c’était un professionnel qui vérifiait et poinçonnait vos tickets de transport à l’entrée des métros ou avant de monter dans un bus. Gainsbourg l’a immortalisé dans sa chanson, mais ce métier a disparu dans les années 70. Reste à savoir s’il était plus facile à l’époque de soudoyer cette personnes que de sauter les portiques d’aujourd’hui !
👉 Allez vous l’aviez je suis sûr : Je suis… le poinçonneur, et on n’en trouvait pas qu’aux LILAS, il y en avait aussi ailleurs
Le réveilleur

Avant l’invention du réveil-matin, ce professionnel avait pour mission de vous réveiller à l’heure demandée. Tous les moyens étaient bons : cris sous vos fenêtres, coups de sifflet, lancers de cailloux, et même des trompettes. Sans pouvoir rentrer chez vous, il fallait qu’il redouble d’imagination pour accomplir sa tâche. Une question persiste quand-même : par qui et comment ce professionnel se faisait-il réveiller à temps ? Humm
👉 Je suis… le réveilleur, avec lui on pouvait dormir sur ses deux oreilles.
Le ferblantier

Ce professionnel fabriquait ou vendait des ustensiles en fer-blanc, comme des casseroles, bassines, assiettes ou lanternes. Ces objets, en fer recouvert d’une fine couche d’étain, étaient essentiels pour les ménages avant l’arrivée des matériaux modernes.
👉 Je suis… le ferblantier, tout simplement. Un métier en or !
Le taillandier

Ces artisans fabriquaient des outils tranchants pour l’agriculture et l’artisanat, comme des haches, faux, ciseaux, serpes et houes. Ils utilisaient souvent la force hydraulique pour forger leurs créations. Ce métier, essentiel à l’époque, a presque disparu au XXe siècle avec l’industrialisation et les importations.
👉 Je suis… le taillandier, qui pouvait être tranchant quand il le fallait.
Le bourrelier

Ces artisans travaillaient le cuir, la laine et les grosses toiles pour fabriquer ou réparer des harnais, licols, bâches, capotes, et bien d’autres accessoires pour les chevaux et bovins, indispensables à la vie agricole. En ville, ils s’occupaient parfois des attelages et équipements des voitures hippomobiles.
👉 Je suis… le bourrelier, qui savait s’attelait à la tâche quand il le fallait.
Le corroyeur

Ces artisans prenaient le cuir déjà tanné pour le nettoyer, le teindre, le polir et le transformer en articles finis comme des vêtements, accessoires ou équipements. Pour cela, l’artisan l’étendait sur une table et le frottait avec un instrument en bois cannelé qu’on appelait marguerite.
👉 Je suis… le corroyeur, tout l’inverse d’un rond de cuir finalement!
Le cloutier

Ces artisans fabriquaient et vendaient des clous à la main, un travail essentiel avant l’industrialisation. Le métier, très répandu dans certains villages, a disparu à partir de 1820 avec l’arrivée des machines à clou anglaises, bien plus rapides et productives.
👉 Je suis… le cloutier, des clous, des clous toujours des clous, à en devenir marteau!
Le maréchal-ferrant

Ces artisans s’occupaient de ferrer les sabots des chevaux et autres équidés, tout en veillant à leur parage, c’est-à-dire à l’entretien de leurs pieds. Si le ferrage des bovins de trait est devenu rare, ce métier reste essentiel pour les chevaux, même aujourd’hui.
👉 Je suis… le maréchal-ferrant, il était assez à cheval sur la qualité de ses fers.
Le chaudronnier

À l’origine, ces artisans fabriquaient des chaudrons, mais leur savoir-faire s’est rapidement étendu à la création de récipients, réservoirs, casseroles, chaudières ou même des pièces pour la construction navale. Travaillant le cuivre, l’acier ou encore l’inox, ce métier s’est adapté avec le temps, intégrant même les matériaux plastiques modernes.
👉 Je suis… je l’ai un peu dit : … le chaudronnier, tombé dans la marmite quand il était petit!
Le fondeur de cloches

Ces artisans fabriquent des cloches, souvent imposantes, pour les églises et d’autres édifices. Ils façonnent le bronze avec soin pour produire des sons harmonieux, adaptés aux préférences régionales : des sons moelleux pour l’est, des sons chauds pour le nord, et des sons chantants pour la Bretagne. Un art rare, presque disparu aujourd’hui.
👉 Je suis… le fondeur de cloches, un nom qui sonne plutôt bien.
Le tondeur de draps

Ces artisans lustraient et lissaient les étoffes et les draps pour les rendre parfaitement unis. À l’aide de ciseaux pouvant peser jusqu’à 18 kg, ils effectuaient un travail minutieux. Ce métier a évolué avec l’apparition des premières machines de tondage au début du XIXe siècle, provoquant parfois des révoltes parmi les artisans.
👉 Je suis… le tondeur de draps, avec lui tout rentrait pile poil.
Le vannier

Ces artisans confectionnaient des objets décoratifs ou utilitaires à partir de fibres végétales comme l’osier, le rotin, la paille ou le raphia. En utilisant des techniques comme les nœuds, les tresses et les entrelacs, ils donnaient vie à des paniers, corbeilles, meubles et bien plus. Un savoir-faire précieux qui, dans certaines régions, est même reconnu comme patrimoine culturel immatériel.
👉 Je suis… le vannier, souvent pris la main dans le panier.
Le tisserand

Ces artisans tissaient divers types de fils pour créer des tissus, qu’ils soient utilitaires ou décoratifs. Leur savoir-faire, qui remonte au Paléolithique, a évolué au fil des siècles, des techniques artisanales de l’Égypte ancienne aux métiers à tisser des campagnes françaises. Jusqu’au XIXe siècle, ils étaient indispensables pour produire les toiles et étoffes du quotidien.
👉 Je suis… le tisserand, qui perdait rarement le fil.
Le mégissier

Ces artisans préparaient en blanc les peaux délicates, comme celles de mouton, souvent destinées à la fabrication de gants ou d’articles devant conserver leurs poils. Ils utilisaient un bain de cendre et d’alun, appelé mégis, pour adoucir et traiter les peaux avec soin. Un savoir-faire essentiel dans l’industrie du cuir d’autrefois.
👉 Je suis… le mégissier, son métier il l’avait dans la peau.
Le tanneur

Ces artisans transformaient les peaux brutes en cuir en les rendant imputrescibles grâce à l’action du tan, une poudre obtenue à partir d’écorce de chêne séchée et pulvérisée. Ce processus complexe permettait de fabriquer un matériau durable pour créer chaussures, sacs et autres objets essentiels. Ce travail, souvent réalisé en périphérie des villes, près des rivières, dégageait une odeur…euh inoubliable paraît-il.
👉 Je suis… le tanneur, et il avait la peau dure.
Le chamoiseur

Ces artisans fabriquaient un cuir très souple et de grande qualité, idéal pour la ganterie et d’autres usages raffinés. À l’origine, le cuir était fabriqué à partir de peaux de chamois, traitées avec de l’huile de poisson. Avec le temps, des peaux d’animaux d’élevage ont été utilisées pour obtenir un cuir aux propriétés similaires. Ce processus complexe exigeait d’enduire les peaux avec de l’huile et de les exposer régulièrement à l’air pour un résultat exceptionnel.
👉 Je suis… le chamoiseur, plutôt bien dans sa peau à l’époque.
Le bourreau

Ces professionnels étaient chargés d’exécuter les peines corporelles ou la peine de mort. Jusqu’à l’abolition de la peine de mort en France en 1981, cette fonction existait encore. Étonnamment, ce métier se transmettait souvent de père en fils, la formation restant dans la sphère familiale. Le dernier à occuper ce poste en France, Marcel Chevalier, était aussi imprimeur et travaillait comme agent contractuel de l’État, touchant des indemnités modestes.
👉 Je suis… le bourreau, qui gagnait sa vie, en donnant la mort.

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